Le Québec veut investir dans les voitures électriques

Admin post on novembre 13th, 2012
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Le pitch de vente de la voiture électrique est en effet très séduisant: l’énergie propre et à faible coût de fonctionnement ainsi que de nombreux points de ravitaillement. Si attirant sont ces attributs que le Québec est en mouvement pour légaliser les véhicules à propulsion électrique, des véhicules à basse vitesse sur les routes où la vitesse limite de 50 km. Le Parti Québécois (PQ) a d’ailleurs récemment investit 3 milliard de dollars afin que le Québec deviennent le pionnier de cette technologie au Canada.


Que devons-nous faire de cela? Est-ce un bon secteur pour cibler les subventions et les politiques particulières? Les faits sont un bon endroit pour commencer: La tant vantée ZENN (Zero Emissions No Noise) tout électrique, fabriqué au Québec, est une petite voiture pesant environ 590 kilogrammes avec une portée maximale de 100 kilomètres; elle se vend pour environ 15 000 $, a une vitesse de pointe de 55 km/h et les coûts en carburant sont infimes!

voiture electrique bleu

Les véhicules de la variété ZENN ne sont pas un substitut pour la voiture familiale traditionnelle de la façon dont la Toyota Prius pourrait l’être; c’est un véhicule avec un moteur à combustion interne complétée par la propulsion électrique. L’avant-coureur dans la course pour produire un véhicule qui est principalement électrique et en même temps un substitut réel pour la voiture traditionnelle est la VOLT de General Motor. Bien que la technologie de la batterie est le principal goulet d’étranglement, GM envisage que cette voiture aura une autonomie de 120 kilomètres sur une charge de batterie d’ici 2014.
Aux prix actuels de l’électricité, cette voiture peut coûter deux cents le kilomètre en «carburant». Mais le prix d’achat sera probablement dans la gamme de 35 000$ et plus. GM aura d’ailleurs besoin de vendre un nombre énorme de ces véhicules afin de récupérer les coûts de développement.
Une série d’autres fabricants internationaux ont rejoint la course. Mais, compte tenu que la ZENN d’Hydro-Québec fait partie des voitures électriques les moins chers du marché, ont peut dire que le Québec possède un avantage concurrentiel et comparatif dans l’industrie. De plus, le Québec a récemment déclaré la guerre aux autos usagées, en émettant de sévères contraventions aux conducteurs dont la voiture ne respecte pas les normes environnementales (pollution sonore, émission de co2, etc.)
Tout d’abord, même si Hydro-Québec vend de l’électricité à plusieurs millions de Québécois et en exporte même aux États-Unis, le Québec ne dispose pas d’avantage significatif de coût marginal de production d’électricité. Alors que la baie James peut fournir de l’électricité pour quelques centimes par kilowatt-heure, projeter cette nouvelle offre coûtera la même chose que l’électricité produite ailleurs dans le monde. Si quoi que ce soit, le Québec devrait augmenter son prix actuel à l’égalité de nouvelle source de coûts. Cela découragerait les déchets et faciliterait les exportations.
Deuxièmement, il est essentiel de reconnaître l’équilibre entre le capital et le coût de fonctionnement qui sont très différents pour des projets de plug-in de véhicules électriques que pour les véhicules traditionnels. Aux prix actuels de l’essence, pour un véhicule conventionnel, la course de 20 000 km par an nécessite une dépense de carburant d’environ 3000 $. Mais un véhicule à propulsion électrique fonctionnant uniquement à l’électricité pourrait exiger seulement 400 $ pour la même distance parcourue.
Alors que les tarifs d’électricité sont particulièrement faibles au Québec, il est facile de voir que même si nos taux étaient de 50% plus élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui, une telle augmentation aurait peu d’impact sur les coûts de carburant annuels pour un plug-in de voiture, et d’ailleurs sur le choix de ce type de véhicule à acheter en premier lieu. Les coûts d’investissement vont dominer dans ce choix, et le Canada à des crédits d’impôt pour les véhicules alternatifs, comme dans de nombreux pays du monde.
Que dire alors de diriger l’argent public dans ce secteur? Est-ce qu’un fonds public-privé du Québec envoie à la tête de la meute? Cette possibilité soulève d’autres questions à tour de rôle: où irait l’argent ? pour les producteurs, les chercheurs, les universités, le développement de la batterie ou à un fabricant? Et sait-on où mettre l’argent en premier lieu, étant donné les nombreuses voies différentes qui sont actuellement à l’étude par les sociétés d’ingénierie à travers le monde? L’argent public investi dans la recherche peut apporter des gains importants lorsque convenablement dirigée, par exemple, dans les projets médicaux et de santé. Mais dans ce cas, les incertitudes sont très grandes.
Enfin, il est important de se rappeler qu’il y a une pénurie de travailleurs qualifiés au Québec et en grande partie dans le reste du Canada, ce qui est un grand problème économique pour de nombreuses industrie de la province.
Peut-être que nous pourrions obtenir un meilleur rendement en investissant des millions dans des projets visant à réduire l’abandon scolaire et les taux de développement des compétences pour occuper les emplois disponibles, que par dépenser des milliards sur un projet avec un résultat très incertain.

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